Calibres légendaires

Ces mouvements mythiques ont contribué à écrire quelques grandes pages de l’histoire de l’horlogerie. Nés au siècle dernier, ces mécanismes d’exception n’ont pas perdu une once de leur précision et battent aujourd’hui encore au coeur des pièces maîtresses des grandes maisons.

Prononcez leurs noms devant un fan d’horlogerie : Calibre 101, Calibre 321, Calibre 11, Calibre El Primero… Observez, écoutez : il sera intarissable à leur sujet. Ces mouvements mécaniques sont mythiques, les passionnés leurs vouent un véritable culte. Il y aurait tant à dire sur leurs aventures qui se racontent aujourd’hui comme des fables fantastiques truffées d’anecdotes et de rebondissements. Ils témoignent, chacun à leur manière, de l’esprit d’invention des horlogers, de leur goût pour l’innovation et les défis. Comme ce minuscule Calibre 101, le plus petit au monde (14 x 4,8 x 3,4mm !) développé par Jaeger-LeCoultre en 1929 et porté par la Reine Elisabeth II d’Angleterre en 1953 lors de son couronnement. Leurs épopées légendaires racontent aussi la folle course au premier chronographe à remontage automatique avec en guise de personnages principaux, Zenith levant le voile sur son fameux mouvement El Primero en janvier 1969, devançant d’à peine deux mois le Chrono-Matic Calibre 11 développé conjointement par Breitling, Heuer-Leonidas, Hamilton-Büren et Dubois Dépraz. Chez Omega, le Calibre 321 s’est rendu célèbre parce qu’il a été le tout premier à équiper la Speedmaster, future Moonwatch, dès son lancement en 1957.

Aujourd’hui, ces calibres cultes n’ont rien perdu de leur superbe et continuent de cadencer le temps avec vitalité. Depuis 1929, le Calibre 101 est fabriqué de manière continue par Jaeger-LeCoultre pour équiper essentiellement les petits modèles Joaillerie. Chez Zenith, le mouvement El Primero, menacé de disparition dans les années 1970 mais sauvé in extremis par l’horloger Charles Vermot, pulse dans des versions constamment améliorées pour atteindre le 1/100e de seconde. Chez TAG Heuer, la cinquantenaire Monaco Calibre 11 est un véritable must-have. Quant à Omega, cinquante ans après l’arrêt de la production du Calibre 321, la manufacture ravive cette année le mythe. Aussi vivant et fascinant qu’au premier jour.Le Calibre 101 conçu en 1929 par Jaeger-LeCoultre anime cette pièce féminine, l’une des plus anciennes de la collection patrimoine de la marque.
 

Ce qu’ils en disent

TAG HEUER CALIBRE 11

« Tout au long de l’année 1968, nous avions réussi à tenir le projet secret et nous étions conscients que le nouveau Calibre 11 allait remplir l’une des dernières lacunes dans le monde des mouvements mécaniques horlogers. » – Jack Heuer, président honoraire de TAG Heuer


 

ZENITH EL PRIMERO

« On ressent de la fierté quand on travaille sur ce mouvement. Il est tellement abouti ! Il a été sauvé, remis en production, amélioré, on lui a ajouté de nombreuses complications, il a évolué, il a grandi, mais il est toujours aussi noble. Et il est beau ! Ce mouvement est historique : Zenith c’est le El Primero et El Primero fait Zenith. » – La Maison Zenith

 

JAEGER-LECOULTRE CALIBRE 101

« Le calibre 101 était en avance sur son temps. Non seulement par ses dimensions mais aussi par son innovation car il s’agit du premier mouvement horloger avec couronne de remontoir en-dessous. La prouesse est d’autant plus remarquable que presque un siècle après sa création, le calibre 101 n’a pas pu être égalé ou dépassé. » – Stéphane Belmont, directeur du patrimoine de Jaeger-LeCoultre

 

OMEGA CALIBRE 321

« L’engouement que suscite le Calibre 321 est impressionnant. Laproduction de notre dernier Calibre 321 remonte à 1968 et depuis lors, les fans n’ont jamais cessé d’en parler. Cela souligne bien à quel point il est spécial. Nous sommes heureux de pouvoir répondre à leurs attentes et d’avoir tout mis en oeuvre afin de redonner vie au mouvement » – Raynald Aeschlimann, président et CEO d’Omega